Best seller consulting : une aide pour les auteurs francophones, en général, pour les auteurs d'ILV en particulier ?
Afin d'essayer d'être impartial, je vais tâcher d'équilibrer les remarques positives et négatives. En effet, il est trop facile et injuste de jeter la pierre sur quelqu'un d'innovateur quand on ne partage pas son point de vue et qu'on pense ne pas avoir besoin de lui.
En première qualité, je dirai que le fer de lance à l'origine de cette agence de manneq... pardon d'auteurs est un auteur lui-même qui a réussi à se faire remarquer par des éditeurs et a été publié. Il est aussi parti d'un constat simple : trop d'auteurs valables négligent complètement de respecter de simples règles de présentation. Nous avons sur le site des auteurs qui sympathiquement nous le rappelle souvent (Sylvie Parthenay, Romane...)
Best Seller Consulting se propose donc de vous rendre ce service. Ce n'est pas nouveau. La plate-forme commerciale (genre gallerie de petits magasins autour du grand centre alimentaire) sur la « plate-forme » Lulu le propose déjà.
Premier choix contestable en ce qui me concerne, même si ce site préfère suivre la « loi du marché »: son nom. Il n'y a pas vraiment de consonance francophone. Je n'ai pas écrit "Fuck !" pour rien, n'est-ce pas ? En plus il y a « sell » c'est à dire la volonté de « vendre » en première préoccupation. Où est la culture la-dedans ?
Le site lui même a, on va dire, un look un peu déjanté. Déjà, c'est écrit blanc sur noir (cherchez l'erreur) et il fait la part belle a de trop nombreux graphismes pour peu d'informations : A se demander si il s'adresse vraiment à des littéraires... mais c'est vrai qu'on peut aimer lire et ne pas savoir cliquer où il faut, bref il faut bien le montrer. Et là, on peut dire que l'interface est simplissime, dans le bon sens du terme.
Autre bonne chose, c'est la globalité du concept.
Non seulement l'agence BSC (oui, c'est plus court comme ça) s'occupe de nos petites affaires et nous donne des adresses intéressantes, mais elle se propose aussi de « mâcher le travail » aux éditeurs en mal de découvertes.
Aux frais des auteurs , semble t-il. Mais c'est bien connu, on ne prête qu'aux riches.
Comment ?
Par la publication d'une revue pdf, envoyée en « newsletter » aux éditeurs. Les auteurs qui auront oser investir dans leur produit auront une fenêtre privilégiée pour être « découverts ».
C'est de bonne guerre. Qui paie passe devant. L'argent appelle l'argent et il faut bien dire, entre deux talents équivalents, ce sera le plus audacieux qui sera pris, car un livre aujourd'hui, il ne suffit pas de l'écrire, il faut aussi assumer sa promo si on veut que l'éditeur prenne le risque financier. Je n'aime pas ce principe, mais c'est la loi de la jungle d'aujourd'hui. Ou alors, il faut faire comme moi : se bouger pour se faire remarquer. Parce le côté « Salut, je m'appelle Jojo, je viens d'arriver sur le site. Je débute ... c'est peu »
Relisez le but du poireau d'ILV J'y explique que participer au forum, rendre des services, créer vers les autres (comme cet article) permet de mettre en avant son « autre travail ». Sinon, il faut payer quelqu'un pour « gagner du temps » ou se résoudre à quelques lectures mais rien ailleurs. Malheureusement, les éditeurs classiques sont tellement sollicités et pressés qu'ils prennent ce qu'il y a sur le plateau au lieu de trier sur ILV. Et ce ne sont pas les lecteurs qui aujourd'hui paient nos éditions papier.
Pour terminer, je dirai que l'agence BSC et consorts répond à ce besoin de publicité vers un public ciblé : les éditeurs, mais que ce n'est intéressant que si on est vraiment « bon ». Sinon, c'est de l'argent gaspillé en pure perte, malgré le côté simplificateur du site qui n'attire pas l'attention sur le talent lui-même. Normal...
Peut-on se passer de BSC ?
Pour atteindre les « éditeurs classiques », je dirai que non pour au moins une bonne raison. Si c'est votre but, il peut être intéressant à leur contact, d'apprendre les règles d'une bonne auto-promotion. Car aprés tout, les tarifs ne sont pas exorbitants pour constater les efforts qu'ils sont capables de faire pour passer un costume de ville à un clochard et l'emmener devant un patron qui embauche.
Mais si vous êtes trop gros, si vous puez ou que vous avez d'autres défauts, et que vous ne voulez pas évoluer, l'habit ne fera pas le moine et vous aurez perdu votre argent en pure perte.
N'oubliez pas déjà les services déjà existant d'ILV pour la publication (offre sérénité par exemple).
Il y a ensuite la solution d'ILV active. C'est à dire qu'il ne suffit pas de déposer une oeuvre. Il faut faire partie de cette communauté en étant actif. C'est ce que j'ai voulu vous montrer dans un autre fil sur la « participation ». Il faut déjà « balayer chez soi » en proposant des oeuvres abouties et de bonne qualité. Il faut accepter l'aide et les critiques. Il faut aller en faire aux autres (corrections et avis). Car sur ILV, nous partons tous égaux en droit (merci à notre webmaster).
Puis il nous faut amener du monde sur le site. Parents et amis pour nous lire, mais aussi pour lire les autres autres, si on veut bénéficier des parents et amis de ceux-ci. D'ailleurs, moi qui parfois écrit des choses « un peu dures à lire », je vante les mérites de quelques «auteurs sûrs » (Drôles, intelligents, surprenants, poètes...) . Ainsi, mes amis peuvent me pardonner de les avoir entraîné sur les traces de mon ego en bifurquant vers des lectures qui les intéressent plus.
Il nous faut, comme pour BSC adapté au milieu littéraire, penser globalement. Ce qui est bon pour mon voisin est aussi bon pour moi, et si je partage aujourd'hui avec lui, il partagera demain avec moi. D'où l'idée de mes recueils. Mais je le répète, on peut faire plus simple, et des éditions à deux ou trois permettent de partager les frais d'édition, de se trouver un alter ego correcteur et de doubler les possibilités de promotion et de « vente ». Enfin, un nombre plus grand de livres disponibles sur IlV donnera confiance aux lecteurs-acheteurs puisque ce sera une preuve de confiance des auteurs dans la distribution libre, même en CC-BY-NC-ND.
Le système BSC regroupe des concurrents de qualité pour éditeurs classiques. ILV offre à tous une chance d'être vus. Encore faut-il bouger pour ne pas ressembler à une forêt.
Nous devons choisir, et non pas donner raison à ce constat, écrit en toutes lettres sur le site de BSC, et auquel je ne peux pas donner tort
«Parce que nous pensons qu'en règle générale, le choix de l'auto-édition est un réflexe de dépit face aux refus nombreux des éditeurs, nous souhaitons redonner espoir aux auteurs d'une façon tout à fait nouvelle. »
En plus de la newsletter, BSC se propose avec ses « poulains » de faire un livre gratuit distribué en plusieurs milliers d'exemplaires.
Que ce soit ILV avec les « gauche d'auteurs » ou moi-même qui compte bien avec « Desauteursdulibre » continuer les recueils 100% auteurs, nous estimons qu'il n'est pas raisonnable de réaliser des livres papier inutilement, et que la «fabrication à la demande » est la philosophie de demain. Mais l'atout de BSC est d'être « en prise dés aujourd'hui avec les acteurs traditionnels », et d'utiliser les « moyens » qui ont fait leurs preuves, soit de gâchis (quelques milliers d'euros), soit d'amortissement ou de réussite.
Il est intéressant de savoir que Monsieur Nicolas Vidal de BSC est un auteur qui prend la parole sur le site, qu'il croit en son produit, qu'il ait décidé de gagner sa vie avec.
En effet, il ne pourra pas impunément « tromper » des auteurs sans que cela se sache ici. Il aura envie, autant que son poulain, que la « formule » fonctionne honnêtement, et il n'est pas un vrai concurrent d'ILV. La lutte est plus globale: Libre contre classique.
Mais il est intéressant que des auteurs libres dans l'esprit ait des oeuvres qui fonctionnent dans le modèle classique pour prouver que le libre peut-être de qualité, quoi qu'en dise le système concurrent. Le libre est né du Net et n'existera que si les auteurs survivent à la mise en place, qui va prendre un certain temps. Ce temps sera raccourci si il y a des « auteurs doubles » ce que le système libre d'ILV permet et que les auteurs doivent réussir à imposer aux éditeurs classiques. « Je vous cède les droits pour ce livre si je garde le droit d'avoir ce que je veux ailleurs »
Donc, pourquoi pas par l'intermédiaire de BSC (Bilan, Soutien et Conseils ...) ;o) ?