Fredleborgne prend les commandes.

 Non, pas de révolution qui aurait catapulté cet auteur au sommet du pouvoir. Juste la sortie de son dernier livre « Un monde pourri...et autres raisons de se lamenter », et la possibilité de le commander auprès de l 'auteur si vous désirez une dédicace.

      Ce livre acheté directement en ligne vous reviendrait à 20,50 euros, frais de ports et droits d'auteurs inclus. Il vous est proposé à 20 euros (prix en métropole) directement par l'auteur, avec dédicace. Autant dire que l'auteur pour moins de dix livres vendus en sera de sa poche, entre les frais de port (> 4 euros) et les paiements par paypal. Mais il est prêt, pour ses amis lecteurs, à prendre ce risque calculé, car la rareté en ferait le prix. Nota : Le livre sera bien acheté sur ILV-éditions par l'auteur.
     Néanmoins, et là on repart dans la promo, le nombre cumulé de lectures sur les nouvelles reprises dans ce recueil est tout de même supérieur à 3500. Impressionnant non ?
     Et les commentaires sont le plus souvent enthousiastes. Allez donc les lire eux si vous désirez ne pas "prélire" en ligne le livre.
     Maintenant que sans ambiguité, la présentation « commerciale » est faite, si on parlait du « produit » ?

      Le choix de la couverture « par défaut » d'ILV, du programme d'agrégation des oeuvres mis en place au niveau de chaque auteur, est volontaire et militant. Tout ce qui est dans le livre est en ligne. ILV permet une auto-édition équitable accessible à tout auteur choisissant une licence libre, et un prix réduit pour qui partage en ligne en lecture gratuite son oeuvre avec ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter des livres : pas d'exclus de la culture, sans compter l'honnêteté sur le produit vendu : qualité du livre en 14*22, contenu vérifiable avant l'achat (téléchargement gratuit).

     « Nous n'avons plus le choix, parce que nos adversaires ne nous le laissent pas ». Une majorité décomplexée et totale à la tête du pays profite des « coudées franches » pour se servir, parle de réformes pour mieux remettre en cause des acquis sociaux et dans le même temps distribuer des privilèges à une élite people ou financière, et impose via une politique dite « de sécurité » une restriction des droits et des libertés du citoyen par des actions de contrôle et de repressions disproportionnés sur les routes, sur internet et dans les prétoires. Ce mouvement est mondial, les pays démocratiques étant aujourd'hui aux mains de puissants lobbys financiers.

     « Tout le monde le sait. Personne ne dit rien. Ça servirait à quoi ? ». L'actuelle élite pratique avec sa propagande médiatique permanente « l'art de la guerre ». Le premier principe est de faire croire à l'ennemi que les jeux sont faits, que la bataille est pour lui perdue d'avance...Surtout que les jeux sont faussés. L'alternance politique proposée par le bi-partisme fait partie de la même « entente » au sommet. Il y a juste deux manières de faire avaler les couleuvres. Et un « cirque électoral » coûteux pour le simulacre de démocratie, aux frais du citoyen bien sûr.

     « On ne peut faire confiance à personne. Je fais tout ce que je peux, mais je suis entouré de cons ». Diviser pour rêgner, tout en stimulant chez chacun les instincts grégaires, derrière un club de foot, une équipe de rugby nationale, et une queue dans un parc d'attraction ou devant un cinéma. Même chose pour canaliser les pensées. Des explications simplistes, assénées chaque jour par l'ensemble des médias. Dès que l'on veut en savoir plus, c'est l'opacité et le chaos, où la mauvaise foi le dispute aux mensonges, aux élucubrations les plus grotesques, à l'insulte et à la manipulation pour tuer tout débat. Sans compter l'étouffement par la multitude et l'anonymat des petits, et le sabotage ou le rachat des « montants » qui pourraient déranger en surface, milieu réservé, acquis de haute lutte à coups de millionsd'euros ou de dollars plus ou moins fictifs, en tout cas déconnectés de la réalité par le jeu de la spéculation. Seule l'épargne des petits était réelle avant de s'évaporer par des prises massives de bénéfices entrainant des pertes de valeurs par de gros spéculateurs, des frais de garde, des primes de traders et des stock option de dirigeants...

     Fredleborgne pense que la tendance peut s'inverser par la prise de conscience de chacun. La première prise de conscience est douloureuse. C'est celle de sa propre médiocrité. Le système nous a courbé et parfois contraint à ne pas être « correct » avec nos semblables.
La deuxième épreuve, penser par soi-même à autre chose que son nombril, est aussi une voie difficile. Sorti de la matrice, l'individu perçoit alors le monde dans toute son horreur derrière l'image « officielle ».
     La découverte de l'amitié et de quelques autres « esprits » forts est une joie qui se ternit vite par le découragement et l'assistanat induits par la présence collante d'esprits faibles trop dépendants au système ou aux neurones anémiés qui en viennent à faire désespérer du genre humain. Sans compter l'action des sbires stupides et brutaux du système, ou de celle plus pernicieuse des aigris qui ne veulent pas qu'un autre réussisse là où il a lui-même échoué. La tentation est alors forte de se replier sur soi-même ou au sein de petites collectivités.
Pourtant, si on parvient à dépasser ce stade, on peut commencer à être un de ces moteurs qui vont permettre de créer une nouvelle dynamique pour rétablir l'équilibre.
     C'est un peu les «morales » et leçons en filigrane des nouvelles de Fredleborgne. Certains héros se font broyer, d'autres collaborent, certains se révoltent, plus ou moins consciemment, ou se « libèrent », par la prise de conscience, l'adaptation de ses comportements, le refus de l'inadmissible. Humour, cynisme, originalité sont utilisés pour emporter cette « prise de conscience » par l'information sur le dessous des intentions louables de certaines mesures « réformatrices » et la colère que l'on peut ressentir face à l'injustice. Car peu de monde peut être un vrai salaud 24h/24h. C'est un peu aussi le message donné par le partage de l'intimité de deux personnages a priori peu sympathiques, et qui n'essaient vraiment pas de l'être.
     La présentation en nouvelles permet une mosaïque d'expériences et de personnages, ainsi qu'une lecture fractionnée qui permet des pauses de réflexion et d'éviter la saturation.
     D'ailleurs, en ces temps de politiquement correct « triomphant », je ne saurai que vous conseiller la modération, mais surtout pas l'abstinence.
     Bonne lecture

Le Poireau d'ILV

Un monde pourri et autres raisons de se lamenter :

A découvrir sur ILV-Editions (téléchargement gratuit)

- Fredleborgne sur ILV.

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