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Interview de
Fredleborgne

Fiche ILV - Promo de ses livres

A propos de "Fuck ! "

-     Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire ?  
A l'école, j'ai toujours aimé les rédactions. Le sujet était un défi auquel je répondais. J'ai eu aussi de bons professeurs que je remercie ici. Puis j'ai écrit pour les filles, dont ma femme aujourd'hui. Ensuite, la plume me chatouillait toujours un peu et de temps en temps, je me laisser aller à un poème ou une parodie. Il y a cinq ans, j'ai eu l'occasion de pouvoir écrire (ou améliorer) de courts articles pour un petit hebdomadaire d'entreprise. Pour moi, un "journaliste" doit écrire avec passion pour "toucher le lecteur". Et en 2004, j'ai commencé à forumer, petitement. En février 2006, je commence un pamphlet anti-majors sur Odebi.org. On est en plein conflit anti-DADvSI, masqué par celui du CPE. Un succès d'estime pour une dizaine de jeunes camarades, en plus de celui de Jack Minier, un écrivain du Net de la première heure. En août, j'en fais un site contestataire personnel. En novembre, je me souviens d'un post de Boogieplayer sur odebi.org, que j'avais "traité" un peu vite. Entretemps, j'enrichis mon site de "Nouvelles du Net" et je me publie en février grâce à la version 2 d'ILV qui me permet de remettre mes chapitres en ordre...Et depuis, je n'arrête pas, entre conscience citoyenne et désir de faire passer tellement de choses...

-     Que vous évoque l'oeuvre publiée ? Et dans quelle circonstance a-t-elle vue le jour ?
Elle évoque un combat contre le raz-de-marée anglo-saxon qui tue les cultures locales à coup d'argent et de censure industrielle, comme elle tue les industries séculaires et durables pour faire des mega bénéfices immédiats mondiaux. Le "Protocole de Londres" était rediscuté cet été, et en septembre, l'Europe a cédé, contre l'intérêt de ses propres industriels, contraints de traduire leurs brevets en anglais, alors que les anglophones n'ont pas la contrainte de traduire en français et en allemand pour pouvoir distribuer en Europe. Dés fin juillet, je dénonçais ce fait, qui, rapporté à la culture, force l'écrivain français à écrire son oeuvre en anglais si il veut voir ses droits de copyright respectés. Au passage, je dénonce les brevets et le code de la propriété intellectuelle qui permet aux gros trusts d'écraser les petites structures locales dans tous les domaines, et d'acquérir de fait une situation de monopole. Un combat présent dans tous mes écrits...

-     Cette oeuvre est-elle un reflet de vous-même ?
Cette oeuvre est un reflet du monde que je lui renvoie en pleine face. Ce n'est pas un simple reflet, mais un résultat obtenu par le traitement des informations qu'envoie celui-ci sur ma surface miroir. Ce traitement est plus réfléchi que réfléchissant. Il est vrai que si on analyse le produit départ et le produit résultat, on peut reconstituer ma part dans le reflet obtenu. Et comme je veux "rester vrai" et ne pas être que "théoricien" mais aussi divertissant, je rajoute des éléments humains, et parfois bien sûr, un peu de réalité détournée de mes proches ou de mes rencontres, ce que j'appelle des "private jokes" à l'usage de moi-même.

Des Auteurs du Libre

 

 

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