- Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire ?
- D'abord une boulimie de lecture. Puis un choc. À 16 ans. LE livre qui donne envie d'écrire une nouvelle "à la manière de". Pour voir. Suivie d'une autre, et d'une autre. La première machine à écrire n'a pas arrangé les choses. Ni le premier ordinateur. Sauf pour les tiroirs qui cessent enfin d'accumuler carnets, cahiers, notes et manuscrits - on ne dira rien du nombre de disques durs entrés en surchauffe... Bref, une addiction, un engrenage - tout sauf infernal. Toujours lire - chaque livre, quel qu'en soit le thème, est une véritable boîte à outils - et écrire, par plaisir, jusqu'à la surprise de s'entendre dire qu'on a un style, son style.
La suite est venue d'un autre choc, un autre livre, La Maison des feuilles. De ce choc sont nées des rencontres, sur le forum dédié à ce "roman", dont celle de Debra. Lorsqu'il a conçu un site à vocation artistique plutôt particulier, Darbraleph.org, une sorte de Rubik's Cube dont le contenu est dissimulé au coeur d'un labyrinthe, et m'a proposé de faire partie de l'aventure, j'ai accepté. Y participer fut un formidable moteur d'inspiration, ne serait-ce que par le rythme à soutenir : une nouvelle en moyenne tous les 15 jours. Ça aide !
- Que vous évoque l'oeuvre publiée ? Et dans quelle circonstance a-t-elle vue le jour ?
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"Puisque Clark Kent..." est avant tout un hommage délirant aux différents participants de Darbraleph.org. Mais il est à souligner que cette nouvelle est partie d'un fait réel. Julien - qui existe vraiment - nous a fait part de son achat d'une zapette d'un genre particulier. Le reste est venu dans la foulée. Anecdote : je n'avais jamais rencontré Julien - juste vu une photo de lui. Or il m'a appris que lorsqu'il était au collège, on le surnommait...Clark Kent. Comme quoi on a raison de dire que la réalité rejoint la fiction...ou l'inverse.
- Cette oeuvre est-elle un reflet de vous-même ?
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Un reflet de moi-même ? Non, car je ne supporte pas de me regarder dans une glace * rire * Disons plutôt qu'il suffit de deux miroirs se faisant face pour créer un labyrinthe... "Puisque Clark Kent..." est le reflet de la folie douce et de l'ambiance survoltée qui règnait lors de nos échanges pour "alimenter" Darbraleph.
Le second reflet, est celui de Debra, à qui cette histoire a été transmise avec pour mission d'en faire ce que bon lui semblait... Et il l'a fait. |